Association Cultuelle Israëlite de la Gironde Association Cultuelle Israëlite de la Gironde
A.C.I.G. 05/09/2010 כ"ו אלול תש"ע

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■ Le mot de Torah du jour par le rabbin Nacache

Rabbi Isaac a dit: "En trois occasions Dieu se souvient des fautes qu'un homme a commises:
Lorsqu'un mur menace de s'écrouler
Lorsqu'on prie par intérêt
Lorsqu'on en appelle au jugement divin contre son prochain.

Rabbi Isaac disait: L'homme est jugé selon sa conduite au moment même du jugement, car Dieu a entendu la voix de l'enfant dans le lieu où il était (Genèse 21,17)

Trois hommes ont plaidé avec des arguments fallacieux : Caïn, Ésaü, et Ménassé.
Caïn a dit : ma faute est trop grande pour que je puisse la supporter ? il voulait dire à Dieu : ma faute est-elle tellement plus grave que celle des 600 000 hébreux qui pêcheront un jour devant toi et à qui tu pardonneras ?
Ésaü lui a dit : n’aurait-il donc qu’une seule bénédiction, père ?
Quant à Ménassé, il avait commencé par adresser ses prières à de nombreuses divinités, et c’est en désespoir de cause qu’il invoqua le Dieu de ses pères.


Jusqu’à l’époque d’Abraham, la vieillesse n’existait pas. Aussi, lorsqu’on voyait Abraham, on pensait que c’était Isaac, et inversement. Abraham pria le Tout-Puissant de lui accorder la vieillesse, puisqu’il est dit Et Abraham devint vieux et avança en âge (Génèse 24,1).

Jusqu’à l’époque de Jacob, on ne tombait pas malade. Jacob pria le Tout-Puissant et la maladie fit son apparition, ainsi qu’il est dit : On dit à Joseph : Vois, ton père est malade (Génèse 48,1).

Si on exil un disciple, on exil aussi son maître.
On doit en conclure qu’il ne faut pas instruire quelqu’un qui n’en est pas digne.

Un Sanhédrin qui prononce une condamnation à mort tous les sept ans est considéré comme sanguinaire.
Rabbi Éléazar ben Azaria disait : un Sanhédrin qui prononce une condamnation à mort tous les 70 ans est considéré comme sanguinaire.
Rabbi Akiva et Rabbi Tarphon disaient : " si nous faisions parti du Sanhédrin, nous ne prononcerions jamais de condamnations à mort ".

Rabbi Hiya bar Abba a dit au nom de rabbi Johanan :
Les prédictions de tous les prophètes ont trait uniquement aux temps messianiques.
Quant au monde à venir : Jamais œil n’a vu, ô Dieu si ce n’est toi, ce qu’il fera pour celui qui espère en lui (Isaie 64,3)

Rabbi Josué bar Koreha dit : quiconque étudie la Torah sans revenir sur ce qu’il a appris ressemble à un homme qui sème et ne moissonne pas.

A quel moment le mauvais instinct s’empare-t-il de l’homme, pendant la formation de l’embryon ou bien à la naissance ? Demanda Antonin à Rabbi
-Pendant la formation de l’embryon.
-S’il en était ainsi, il pourrait frapper le sein de sa mère et sortir
-Alors c’est à la naissance, reconnut Rabbi.
Rabbi déclara : voilà une chose que m'a appris Antonin, et un texte de la Torah lui donna raison, puisqu’il est dit Le péché est tapi à la porte (Génèse 4,7)

Antonin a posé la question suivante à Rabbi :
- A partir de quand l’âme est-elle donnée au corps, à partir du décret divin (qui ordonne l’existence d’un individu) ou à partir de la formation de l’embryon ?
- À partir de la formation de l’embryon
- Est-il possible qu’un morceau de chair qui n’est pas conservée dans le sel se maintienne trois jours sans pourrir ?
- C’est donc dès que l’ordre a été donné.
Rabbi déclara : voilà une chose que ma prise Antonin, est un passage de la Torah lui donne raison, puisqu’il est dit Ton décret a conservé ma vie (Job 10,12)
(Talmud de Babylone, traité Sanhédrin 91b)

"Nos rabbins ont enseignés: Un homme doit toujours être souple comme un roseau et non raide comme un cèdre"
(Talmud de Babylone Traité Taanith 20b)

Quiconque étudie la Torah de façon désintéressée verra son étude devenir pour lui un philtre de vie ainsi qu'il est écrit:
"C'est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent" (Proverbes 3,18)

Le fils et la fille de Rabbi Ismaël Ben Elisha furent emmenés captifs séparément. Un jour, leurs deux maîtres se rencontrèrent.
« J'ai un esclave d'une beauté sans pareille dans tout l'univers » dit l’un.
« Et moi j'ai une esclave d'une beauté sans pareille dans tout l'univers » dit l'autre.
Et ils décidèrent de les marier et de se partager les enfants qui naîtraient du couple.
On mit les enfants face à face. Le garçon se tint dans un coin de la pièce, la fille dans le coin opposé.
- Je suis prêtre, descendant de Grand prêtre. Puis-je épouser une esclave ? Se disait le garçon
- je suis prêtresse, issue de Grand prêtre. Puis-je épouser un esclave ? Se disait la fille
Ils pleurèrent tous deux toute la nuit. Lorsque le jour parut, ils se reconnurent et tombèrent dans les bras l'un de l'autre ; ils pleurèrent tant qu’à la fin ils moururent.
C'est à leur sujet que le prophète Jérémie se lamente : « c'est pour cela que je pleure, que mes yeux fondent en larmes » (Lamentations 1, 16)


Le neuvième jour du mois de Av, nos ancêtres furent condamnés à ne pas entrer en terre promise, le Temple fut détruit la première et la seconde fois, la ville de Béthar fut prise et Jérusalem fut rasée. (Talmud de Babylone, traité taanit 28b)


Rabbi Johanan a dit au nom de Rabbi Chimon Bar Yohaï : Tout homme présomptueux est comparable à un idolâtre, car il est dit d'une part : Ton coeur hautain est en abomination à l'Eternel (proverbes 16,5) et d'autre part : Tu n'introduiras pas une chose abominable dans ta maison (Deutéronome 7,6). Et Rabbi Johanan a dit lui-même qu’être présomptueux revient à renier les principes de la Torah car il est dit : Prends garde que ton coeur ne s'enfle, et que tu n'oublies l’Eternel ton Dieu (Deutéronome 8,14)


Rech Lakich a dit : que signifie Si le serpent mord faute d'être charmé, il n'y a pas davantage pour celui qui a une langue (Ecclésiaste 10,11) ? Dans le monde à venir, toutes les bêtes sauvages viendront autour du serpent et lui diront :
-le lion mange la proie qu'il a attaquée, le loup mange celle qu'il a déchirée. Et toi quel bénéfice tires tu (de ta victime) ?
-Celui qui a une mauvaise langue n'en tire aucun profit…(traité taanith 7b)


Rabbi Nahman ben Isaac a dit : pourquoi les paroles de la Torah sont elles comparées à un arbre dans le passage Elle est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent (Proverbes 3,18) ? C'est pour enseigner que, de même qu'un petit morceau de bois suffit pour mettre le feu à plus grand, de même un sage d'un savoir modeste peut stimuler l'esprit d'un plus remarquable que lui ; c'est aussi l'opinion de Rabbi Hanina qui a dit : j'ai beaucoup appris de mes maîtres, de mes compagnons plus encore, mais par-dessus tout de mes disciples.


Trois sortes d'hommes ont des vies qui ne sont pas des vies : les miséricordieux, les irritables et les sensibles. Et tous trois, on peut les trouver en moi disait Rabbi Joseph.


Trois choses font qu'un homme passe outre à sa propre raison et à celle de son Dieu :
- l'idolâtrie
- un homme à l'esprit fourbe
- les tourments de la pauvreté

Nos rabbins ont enseigné que l'école de Chammaï et celle de Hillel sont restées deux ans et demi en désaccord ; l'une affirmait qu'il aurait mieux valu pour l'homme ne pas avoir été créé, l'autre soutenait que c'est un bien pour l'homme de l'avoir été. On compta les opinions : la majorité fut d'avis qu'il aurait mieux valu pour l'homme ne pas avoir été créé mais que, puisqu'il l’a été, il lui appartient d'examiner son comportement et de veiller sur sa conduite.

On peut conclure de l’attitude des disciples de l'école de Hillel, que le Saint Béni soit-il élève celui qui s’humilie et abaisse celui qui s'enorgueillit. Quiconque poursuit la gloire, la gloire le fuit ; quiconque fuit la gloire, la gloire le poursuit. Quiconque presse le temps sera pressé par lui, mais le temps ne fera pas défaut à celui qui sait prendre son temps.

Les disciples de l'école de Hillel étaient sereins et modestes ; ils étudiaient les enseignements de l'école de Chamaï aussi bien que les leurs. Mieux encore, il leur arrivait de citer les opinions de l'école de Chamaï avant les leurs

Rabbi Abba a dit au nom de Samuel :
Pendant trois ans l'école de Chamaï et celles de Hillel furent en dissension, chacune d'elles soutenant que la Loi devait être fixée selon son opinion. Une voix céleste annonça alors : « les uns et les autres enseignent les paroles du Dieu Vivant, mais c'est la Loi selon l'écolede Hillel qui est la bonne. »
Puisque l'une et l'autre des écoles enseignaient les paroles du Dieu vivant, quel mérite particulier pouvait avoir l'école deHillel pour prévaloir dans l'établissement de la Loi ?



Une marmite commune n'est ni froide ni chaude (traité Erouvin 3a)
(On se désintéresse de la cuisson des aliments qu'elle contient, chacun comptant sur les autres pour y veiller.)


Rab Hammnouna disait : « Jérusalem a été détruit uniquement parce qu'on n'y a négligé l'enseignement des enfants, car il est dit répands la donc sur les enfants dans les rues (Jérémie 6,11)
pourquoi répands la ? Parce que les enfants sont dans la rue…


Rabbi Ismaël disait : que signifie comme un marteau qui brise le roc (Jérémie 23,29) ?
Comme le roc vole en éclats sous les coups du marteau, ainsi chaque parole que l'Eternel a prononcée s'est fragmentée en soixante dix langages.


Cinq calamités frappèrent nos ancêtres le 17e jour de Tamouz […] Les tables de la loi furent brisées, l'offrande quotidienne cessa, une brèche s'ouvrit dans la ville, Apostomos Torah brûla la Torah et mit une idole dans le Temple.


Rav a dit : doit toujours veiller à ne pas blesser les sentiments de son épouse : elle pleure facilement, ce qui montre bien que sa vulnérabilité est grande.
(Talmud de Babylone traité Baba Metsia 59a)

Un galiléen fit en présence de Rabbi Hisda la réflexion suivante : lorsque le berger s'irrite contre son troupeau, il aveugle l'animal qui est à leur tête…
(Talmud de Babylone traité baba kama 52a)

Quiconque se consacre à la Thora tout en pratiquant la charité verra ses ennemis tombés à ses pieds, comme Joseph au sujet duquel il est écrit :
"Il frappera tous les peuples, jusqu'aux extrémités de la terre" (Deutéronome33,17)

Comment savons-nous, dit Rabbi Nathan, qu'on ne doit pas élever chez soi un chien dangereux, ni garder une échelle en mauvais état ?
Parce qu'il est dit : Afin de ne pas mettre du sang dans ta maison (Deutéronome 22,8)

Rabbi Samuel ben Nahmani disait : Que signifie Que son sein t’enivre en tout temps (Proverbes 5, 19) ? En quoi la Torah est elle comparable au sein ? Chaque fois qu’un nourrisson tète, il y trouve du lait ; ainsi en est il de la Torah : chaque fois qu’on la sollicite, elle vous fournit du sens.


Rabbi Simon bar Halafta a dit : le Saint béni soit-il, n'a pas trouvé d'autre récipient que la paix pour contenir la bénédiction qu'il adresse à Israël : l'Eternel donnera la force à son peuple, l'Eternel bénira son peuple par la paix (psaumes 29,11).

Rabbi Chim’on ben Halafta disait : « le Tout Puissant n’a trouvé dans ce monde qu’une seule dimension qui puisse détenir la bénédiction pour son peuple : c’est celle de la paix. Ainsi qu’il est dit : « Dieu donne la force à son peuple, Dieu bénit son peuple par la paix »

Rabbi Simlaï a fait l'exposé suivant : A quoi ressemble un embryon dans le ventre de sa mère ? A un document plié. Il a les mains sur les tempes, les coudes contre les jambes et les talons contre les fesses. Sa tête repose entre ses genoux, sa bouche est close, son nombril ouvert. Il mange de ce que mange sa mère et boit de ce qu'elle boit. Il ne fait pas d'excréments ; autrement il tuerait sa mère. Aussitôt qu'il sort à l'air libre, les organes qui étaient fermés s'ouvrent et ceux qui étaient ouverts se ferment : si cela ne se passait pas ainsi l'enfant ne pourrait pas vivre, pas même un moment. Une lampe brûle au-dessus de la tête de l'embryon et il contemple le monde d'une extrémité à l'autre ainsi qu'il est dit : quand sa lampe brillait sur ma tête et que sa lumière me guidait dans les ténèbres (Job 29,3)

On ne se servait pas de truelles de fer pour chauler (les pierres de l'autel), de crainte qu’en les touchant, l'instrument ne les disqualifie, car le fer a été créé pour raccourcir la vie de l'homme et l'autel pour la prolonger. Il ne convient pas que ce qui raccourci vienne s'appliquer sur ce qui prolonge. (Michna, traité Midoth 36a)

Rabbi Abba, le fils de rabbi Hiya bar Aba a dit au nom de rabbi Johanan : ceux qui écrivent les traditions (qui sont destinées à être transmisent oralement uniquement) seront punissables au même titre que ceux qui brûlent la Torah. Et ceux qui s'instruisent en lisant ces écrits ne recevront aucune récompense.
Pourtant Rabbi Johanan et Rech lakich se servaient du livre des Hagadot le jour du Chabbat. Ils expliquaient : il est temps que l'Eternel agisse : ils transgressent ta loi (Psaumes 119,126). Cela signifie : il vaut mieux ôter une lettre à la Thora plutôt que de la voir oubliée par Israël. (Traité Témoura 15a).

Un homme doit toujours boire et manger moins que ses moyens le lui permettent, se vêtir selon ses moyens, honorer sa femme et ses enfants plus que ses moyens le lui permettent, parce qu'ils dépendent de lui, et qu'il dépend de Celui qui n'eut qu'à dire pour que le monde soit. (Talmud de babylone traité Houlin 84a)

Rabbi Yossi a fait la réflexion suivante : « le prophète Élie est bien coléreux ! » Elie, qui avait coutume de lui rendre visite, disparut pendant trois jours.
- Pourquoi n'es-tu pas venu ? Lui demanda Rabbi Yossi quand il reparut
- tu m'as traité de coléreux
- voilà qui prouve bien que tu l’es !

A l'école d’Elie on s'en tenait à l'opinion selon laquelle la résurrection accomplie par Ezequiel est en réalité une parabole.
Rabbi Juda a dit : c'est une parabole véridique
Rabbi Néhémia lui a objecté : si c'est la vérité, en quoi est-ce une parabole ? Et si c'est une parabole, pourquoi dire que c'est la vérité ?
En vérité c'est une parabole…

Rabbi Éléazar a dit : l'intelligence est une grande chose, car elle figure entre deux noms divins : C'est un Dieu d'intelligence, l'Eternel (Samuel I 2,3).
Tout homme qui possède l'intelligence, c'est comme si le temple avait été construit de son vivant, car l'une comme l'autre figurent entre deux noms divins.
Il disait aussi : quiconque donne son pain à un homme sans intelligence n'en obtiendra que des chagrins, car il est dit Ton pain, c'est la plaie sous tes pas : il n'a pas d'intelligence (Obadia, 1,7).
Tout homme sans intelligence finira par connaître l'exil car il est dit C'est pour cela que mon peuple ira en exil, faute d'intelligence (Isaie 5,13).

Rabbi Juda a dit au nom de Rab : quiconque s'abstient d'enseigner une Loi à un élève, c'est comme s’il lui volait quelque chose de l'héritage de ses ancêtres car C'est pour nous qu'il dicta la Torah a Moïse ; elle restera l'héritage de la communauté de Jacob (Deutéronom 33,4) ; c'est donc un héritage pour tout Israël depuis la création du monde.

A quel moment le mauvais instinct s’empare t-il de l'homme, pendant la formation de l'embryon ou bien à la naissance ? Demanda Antonin à Rabbi
- pendant la formation de l'embryon.
- S’il en était ainsi, il pourrait frapper le sein de sa mère et sortir
- alors c'est à la naissance, reconnu Rabbi.
Rabbi déclara : voilà une chose que m'a apprise Antonin, et un texte de la Torah lui donne d'ailleurs raison, puisqu'il est dit : « le péché est tapi à la porte » (Genèse 4,7)

"Qui est digne d'avoir part au monde à venir ? Celui qui est patient et modeste, qui va et vient humblement, qui constamment perfectionne sa connaissance de la Torah et n'en tire aucune vanité" c'est ainsi que les rabbins choisirent Rabbi Oula ben Abba (Talmud de Babylone , Sanhedrin 88a).

Rabbi Zeira a dit : celui qui dort à la maison d'étude verra son savoir tomber en lambeaux, car la somnolence réduit à se couvrir de haillons (proverbe 23,21).

Rav Nahman, le fils de Rav Hisda, dit à rabbi Nahman bar Isaac :
- viens donc siéger parmi nous, maître.
- On nous enseigne que selon Rabbi Yossi, ce n'est pas le lieu qui honore l'homme, mais l'homme qui fait honneur au lieu, répondit rabbi Nahman bar Isaac.
C'est ainsi qu'à propos du mont Sinaï pour tout le temps où la Chékhina (présence divine) y demeurait la Torah a dit : ni brebis ni bœufs ne paîtront sur cette montagne (Exode 34,3) ; mais après le départ de la Chékhina le verset stipule : ceux-ci monteront sur la montagne.

Si quelqu'un élève un orphelin dans sa maison, la Torah le lui compte comme s'il l'avait mis au monde. On peut déduire cet enseignement du passage suivant selon l’enseignement de Rabbi Hanina: « les voisines lui donnèrent un nom, en disant : un fils est né à Noémie ! (Ruth 4,17) Mais Noémie l'avait-elle enfanté elle-même ? N’était-ce pas Ruth qui l’avait enfanté ? Certes Ruth avait donné le jour à l'enfant, mais c'est Noémie qui l’a élevé, c'est pourquoi il est nommé d'après elle. (Talmud de Babylone, traité Sanhédrin 19b)

Le roi David est né et est décédé le jour de Chavouoth. Il est également l'arrière-petit-fils de Ruth. C'est pourquoi la descendance de Ruth jusqu'à David est inscrite dans le «Livre de Ruth» et c'est une des raisons pour laquelle nous lisons ce livre pendant la fête de Chavouoth.

« Car il a méprisé la parole divine... » (Nombre 16,31)
Ce verset sanctionne celui qui ne veille pas du tout à retenir les paroles de la Torah. De même, celui qui a la possibilité d'étudier la Torah et s'en abstient et celui qui, après avoir appris la Torah, abandonne l'étude pour les vanités mondaines, font aussi partie de ceux qui méprisent la parole divine.
(Maïmonide, Lois relatives à l'étude de la Torah 3,13)

Celui qui décide délibérément d'étudier la Torah sans travailler et de vivre de la charité, profane le nom divin, outrage la Torah, et assombri l'éclat de la foi, il attire le mal sur lui et il est exclu de la vie du monde futur.
(Maïmonide, Lois relatives à l'étude de la Torah 3,10)

C'est par l'examen de l'étude de la Torah que débutera le jugement de l'homme devant le tribunal céleste, et ensuite seulement celui des autres actions. C'est la raison pour laquelle nos sages recommandent donc à l'homme de toujours s'occuper de l'étude de la Torah quelle que soient sa motivation, car même motivée au départ par des intérêts personnels, on n'en viendra à étudier la Torah pour elle-même, avec la pureté d'intention souhaitée.
(Maïmonide, Lois relatives à l'étude de la Torah 3,5)

Dans le cas où se présente simultanément l'accomplissement d'un commandement et l'étude de la Torah, si le commandement peut être réalisé par d'autres on n’interrompra pas son étude, sinon on s'en chargera soi-même puis on retournera à son étude. (Maïmonide, Lois relatives à l'étude de la Torah 3,4)

Le peuple d'Israël a été paré de trois couronnes : La couronne de la Torah, la couronne de la prêtrise, la couronne de la royauté.
La couronne de la prêtrise fut décernée à Aaron.
La couronne de la royauté fut attribuée à David.
Mais la couronne de la Torah est attribuée à chacun : tout le peuple d'Israël peut en disposer, ainsi qu'il est écrit : « la Torah que Moïse a prescrite est un héritage pour la communauté de Jacob » (Deutéronome 33,4). Que quiconque le désire vienne et l’acquiert ! C'est ainsi que la couronne de la Torah surpasse les deux autres : « même s'il est issu d'une union incestueuse (mamzer), un érudit en Torah a toujours préséance sur un grand prêtre ignorant » (Talmud de Babylone, traité Horayot 13a)
(Maïmonide, Lois relatives à l'étude de la Torah 3,1)

Parmi les plus grands sages d'Israël, certains étaient bûcherons, d'autres puiseurs d’eau, certains souffraient de cécité. Malgré ces conditions difficiles, l'étude de la Torah les occupait jour et nuit. Ils comptent au nombre de ceux qui ont transmis, de maître à disciple, la tradition orale révélée à Moïse notre maître.
(Maïmonide, Lois relatives à l'étude de la Torah 1,9)

«Tout juif a l'obligation d'étudier la Torah fût-il pauvre ou riche, en bonne santé ou souffrant, jeune ou très vieux et affaibli. Même le pauvre qui vit de la charité et mendie aux portes, et celui qui doit entretenir une femme et des enfants, tous doivent se fixer un temps, de jour comme de nuit, pour étudier, comme il est dit : « Et tu la méditeras de jour et de nuit » (Josue 1,8)
(Maïmonide, Lois relatives à l'étude de la Torah 1,8)

"A partir de quel âge le père doit-il commencer à enseigner la Torah à son fils ?"
Dès que l'enfant prononce ses premières paroles, son père lui apprendra les versets :
"La Loi que Moïse nous a prescrite est un héritage pour la communauté de Jacob » (Deutéronome 33,4) et : « Ecoute Israël, l'Eternel est notre Dieu, l'éternel est Un" (Deutéronom 6,4). Il continuera ensuite à lui enseigner progressivement des versets de la Torah jusqu'à l'âge de six ou sept ans, suivant la nature et l'entendement de l'enfant. Alors, son père l'emmènera faire ses études chez un maître. »
(Maïmonide, Lois relatives à l'étude de la Torah 1,6)

« Celui dont le père n'a pas pourvu à l'instruction religieuse devra apprendre par lui-même dès qu'il le pourra, ainsi qu'il est dit : « étudiez ces lois et veillez à les observer » (Deutéronome 5,1) Ainsi dans les versets de la Torah, on trouvera toujours l'étude mentionnée avant l'observance puisque étudier conduit à observer ; mais par contre, de l'observance des commandements ne découle pas l'étude.
(Maïmonide, Lois relatives à l'étude de la Torah 1,3)

« Attire moi : après toi, nous courons ! » (Cantique des Cantiques 1,4)
Rabbi Meïr a dit : au moment où les fils d'Israël étaient debout devant le mont Sinaï pour recevoir la Torah, le Saint béni soit il leur a dit : et pourquoi vous donnerais-je la Torah ? Amenez-moi donc de bons garants qui m’assureront que vous l'observerez, et je vous la donnerai. Ils lui ont dit : maître du monde ! Nos ancêtres sont nos garants !

«Son bras gauche soutient ma tête, et son bras droit m’étreint» (Cantiques des Cantiques 2,6)
son bras gauche soutient ma tête : ce sont les premières Tables
son bras droit m’étreint : ce sont les secondes Tables
autre explication :
son bras gauche soutient ma tête : ce sont les Tsitsith
son bras droit m’étreint : ce sont les Téfilines
autre explication :
son bras gauche soutient ma tête : c'est la lecture du Chéma
son bras droit m’étreint: c'est la prière (amida)

« Je vous adjure, filles de Jérusalem... » (Cantique des Cantiques 3,5)
je vous adjure : Rabbi Yossé bar Hanina a dit : ici, il y a deux serments, l'un à Israël et l'autre aux nations du monde : à Israël, il a fait le serment qu'ils ne se révolteront pas contre le joug des royaumes de l'exil, et à ces royaumes, qu’ils ne rendent pas trop dur leur joug sur Israël, car s'ils rendent trop dur leur joug sur Israël, ils seront la cause de ce que la fin (la délivrance) ne viendra pas en son temps.

« Je vous adjure, filles de Jérusalem....» (Cantique des Cantiques 2,7)
Rabbi Youdan au nom de Rabbi Meir : le Saint béni soit il a dit : si vous observez mon serment, je vous ferai aussi invincible que l'armée d’En Haut, et sinon je vous ferai comme une armée d'en bas.

« Il rend loquaces les lèvres de ceux qui dorment dans la tombe » (Cantique des Cantiques 7,10)
Rabbi Yohanan a dit au nom de Rabbi Chimon bar Yohaï : Tout sage dont on cite en ce monde-ci un mot de la Tradition orale qui émane de sa bouche, ses lèvres remuent dans sa tombe.

« J'ai dit : je monterai au palmier, je saisirai ses branches... » (Cantique des Cantiques 7,9)
« Je monterai au palmier » : dans le futur, le Saint béni soit-il dira « je relèverai l'abaissement de mon peuple Israël qui est abaissé jusqu'à la poussière, je le relèverai »

" Ton visage («afekh») est comme la tour du Levanon » (Cantique des Cantiques 7,5)
Ce verset fait référence à « la Maison du Sanctuaire » : de même que le nez (« af ») se trouve dans la partie haute de l'homme, ainsi « la Maison du Sanctuaire » est située dans la partie haute du monde.

« Si seulement il devenait un frère pour moi » (Cantiques des Cantiques 8,1)
Tous les frères se haïssent les uns les autres : Caïn haït Abel... Ismaël haït Isaac… EsaÜ haït Jacob... Mais de quel frère parlé Israël au sein béni soit-il ? ! De Moïse et d'Aaron, qui s'aimaient et étaient très chers là à l'autre, car lorsque Moïse prit la royauté, et Aaron la prêtrise, ils n'éprouvèrent aucune haine l'un envers l'autre, mais chacun s'est réjoui de la dignité de l'autre.

« Et le jour de son mariage et au jour de la joie de son coeur » (Cantique des Cantiques 3,11)Rabbi Simon Ben Gamliel dit : il n'y a pas pour Israël de plus beau jour que le 15 Av et le jour de Kippour.
« Le jour de son mariage » : c'est le don de la Torah.
« Et au jour de la joie de son coeur » : ce sera lors de la construction du Temple.

« Ton nom est comme une huile qui se répand » (Cantique des Cantiques 1,3)
De même que l’huile apporte la lumière au monde, ainsi Israël apporte la lumière au monde, comme il est dit : « et les peuples iront à ta lumière ».

« Ces mains sont comme des roues d’or» (Cantique des Cantiques 5,14)
Ce sont les tables de l'alliance, comme il est dit : « et les Tables sont l'oeuvre de Elokim » (Exode 30,2)l'Ecriture a comparé les Tables à des mains, car ainsi que les mains sont au nombre de deux et qu'elles ont en tout dix doigts, de même les Tables sont au nombre de deux et elles ont en tout dix commandements.
Rav Baroukh Halévi Epstein, Torah Témima, Chir Hachirim Rabba.

« Car ma tête est emplie de rosée » (Cantique des Cantiques 5,2)
Le Saint Béni Soit-Il implore chaque juif pour qu’il Lui ouvre sa maison et Le fasse entrer, car la rosée descend, pour ainsi dire, sur sa tête. Ainsi que disait le rabbi de Kotsk : où se trouve le saint béni soit-il ? Là où on le fait entrer.

« Je suis endormi mais mon coeur est en éveil » (Cantique des Cantiques 5,2)
Pendant la plus grande partie des jours de sa vie, l'homme est fort occupé, mais il n'écoute pas le murmure de son âme. Son « moi » est endormi. Toutefois, le coeur est en éveil pour écouter la voix du Tout Puissant, qui l'appelle à l'intérieur de son âme.

"De petits renards qui dévastent les vignes, nos vignes de raisins naissants" (Cantique des Cantiques 2,15)
"Petits renards": ce sont les « petits disciples » qui n'ont pas étudié la Torah comme il convient, mais qui veulent s'élever devant les ignorants et les gens de leur ville, ils s'empressent de siéger à la tête du tribunal pour juger et enseigner à Israël : ils augmentent la discorde, il détruisent le monde, ils éteignent la lumière de la Torah et ils dévastent la vigne de « Hachem Tsévaot" Dieu des armées.
Commentaire de Maïmonide, Michné Tora, Talmud Torah, chap.1
(commentaire cité dans " Cantique des Cantiques", traduit, annoté et commenté par Michel Harmelin. En vente au Consistoire)

Toute substance Hamets se trouvant en la possession d’un juif durant Pessah (parce qu’il n’aura pas été vendu ou jeter avant la fête) sera interdit à la consommation même après Pessah.
C’est la raison pour laquelle il faut veiller à s’en débarrasser ou à le vendre impérativement avant Lundi 29 Mars au matin

Les Coupes de vin du Seder
L’usage Séfarade entériné par Rabbi Yossef Karo est de dire la bénédiction uniquement sur la première (kiddouch) et la troisième (birkat amazone) coupe de vin sur les quatre que comporte le Seder.
L’usage Ashkénaze entériné Rabbi Moshé Isserles est de réciter la bénédiction sur chaque coupe.

Composition du plateau du Seder :
3 Matsot
Karpass : 1 morceau de branche de céleri
Maror (Herbes amères) : préférez les endives à la salade romaine, plus aisées à nettoyer
Harrosset : mélange de dattes, noix, pommes et de vin rouge
Un œuf dur
Zeroa : Un os d’agneau
Un bol d’eau salée.

La vente des substances hamets est réservée aux collectivites ou aux particuliers qui sont dans l'impossibilité de se débarrasser du hamets en raison des grandes quantités en leur possession ou de la perte d'argent que cela occasionnerait s'ils le jetaient.
C'est pourquoi, les petites quantités de hamets (un paquet de pâte ou de farine par ex.) ne sauraient être inclus dans la vente, à moins que cela ne cause un dommage financier (bouteilles d'alcool non entamées notamment) Il faut veiller à s'en débarrasser avant Pessah.

Avant que la derniere plaie ne s'abbatte sur l'Egypte, Moise suivant l'ordre du Tout Puissant, demande au peuple d'enduire les montants et les linteaux de leurs portes de sang d'agneau. Afin que leurs maisons soient ainsi reconnaissable et soient epargnées de la plaie.Rachi souligne que ce signe distinctif devait se trouver sur la face interieure des portes et non à l'exterieur: Ceci nous enseigne, entre autre, que le signe distinctif du juif n'est pas quelque chose d'ostentatoire...

On a l'habitude d'étudier et d'expliquer les règles de Pessah 30 jours avant le début de la fête. Deux raisons à cela :
Moïse expliqua les règles du Pessah Chéni (qui est un report de la fête de Pessah de 30 jours pour ceux qui étaient dans l'impossibilité d'apporter le sacrifice en temps voulu) le mois précédent. C'est qu'il fallait 30 jours pour préparer le sacrifice pascal et s'assurer de son aptitude à être consommé.Traité de Babylone, Pessahim 6a; traité Avosat Zara 5b

Le jeûne des premiers nés : ce jeûne qui a lieu la veille de Pessah est destiné aux premiers nés mâles.En se rendant à la synagogue le lundi 29 mars 2010 à 7h15, il sera possible de participer au Siyoum (célébration de la fin de l'étude d'un traité Talmudique) et par ce fait d'être dispensé de jeûner.

Une des raisons pour laquelle les premiers mots de la Haggada sont en
araméen et non pas en hébreu, c'est parce que l'araméen est une langue que
les anges ne comprennent pas. Ceci pour nous dire que les deux soirs du
Seder sont les lieux privilégiés d'une relation directe avec le divin.

La consommation de quatre coupes de vin durant les deux soirs du Seder a été instituée en référence aux quatre modes d’expression de la libération décrites par la Torah: « je vous sortirai » ; « je vous sauverai » ; « je vous délivrerai » ; « je vous prendrai ».

Durant toute la journée de la veille de Pessah (cette année le lundi 29 mars), il est interdit de consommer de la Matsa. On se doit en effet, de conserver la primeur du goût de la Matsa au moment de l'accomplissement du commandement c'est-à-dire le soir du Seder et pas avant.

La bénédiction qui précède la recherche du Hamets (bédikat hamets) est « al biour hamets » « de détruire le hamets », bien qu'on ne le détruise pas au moment où on le recherche. La recherche étant considérée comme le début du processus qui conduira à sa destruction qui en est le but principal, c'est pourquoi la bénédiction porte sur la destruction et pas sur la recherche.

Le shabbat précédent Pessah est appelé Chabbath Hagadol (le grand Chabbath). Entre autres explications on peut retenir la suivante : les hébreux se sont emparés des agneaux, considérés comme des divinités en Égypte. Malgré cela il n'y eut pas de représailles de la part des Égyptiens miraculeusement.

On a l'habitude de disposer dix petits morceaux de pains pour procéder à la Bedikat Hamets (recherche du hamets, veille de pessah) en référence aux dix plaies qui frappèrent l'Egypte.

La fête de Pessah porte trois noms, deux donnés par la Thora et un par nos sages
Hag Amatsot : fête des azymes
Hag Apessah : fête de l'agneau pascal
Hag Aherout : fête de la liberte
La transmission de la foi (voir mot de la Torah du jour d'hier) : dimension individuelle
Le partage (On consommait l'agneau en famille ou même à plusieurs familles) : dimension familiale
Liberté : dimension collective

La Matsa est également appelée mikhla diméhémnouta, le pain de la foi. C'est en mangeant la Matsa, en la partageant avec autrui et en famille, que l'on transmet la foi. C'est-à-dire que c'est dans le geste, bien plus que dans la parole, que se transmet la foi de génération en génération.

Nos rabbins ont enseigné : un jour le roi Agrippa voulu se faire une idée de la population d'Israël. Il demanda au grand prêtre de regarder de près le nombre d'agneaux pascals. Celui-ci prit un rein de chacune des bêtes. On compta à 600 000 paires de reins, deux fois plus que le nombre de gens qui sont sortis d'Égypte ; et l'on ne comptait pas ceux qui étaient en état d’impureté ou en voyage. Et il n'était pas un seul agneau qui ne représentât dix personnes ou plus. Cette année là, on appela ce Pessah « Le Pessah de la Grande Affluence ».

Il y avait abondance de vin royal (Esther, 1,7) : selon Rav, cela signifie qu'il servait du vin qui était toujours plus vieux que celui à qui il l’offrait.
On buvait selon la volonté (Esther 1,8) : selon la volonté de la Torah dit rav Anan au nom de rabbi Meïr. Et quelle est la volonté de la Torah ? Que la nourriture soit plus abondante que la boisson. Et il en était ainsi dans le festin de cet impie.
On n’outrageait personne : on servait à chacun, dit Rabba, du vin de sa propre région.

Lorsque ces jours furent écoulés (le roi fit pour tout le peuple qui se trouvait à Suze),... un festin, etc... (Esther 1,5) Rav et Samuel interprètent différemment (la conduite du roi). L'un dit : c'était un roi avisé ; et l'autre dit : c'était un fou.
C'était un roi avisé selon Rav, car il avait raison de commencer par offrir un festin aux gens les plus éloignés de lui : le peuple de sa ville, il avait l'occasion de le régaler quand il le voulait.
C'était un fou selon Samuel, car il aurait dû commencer par offrir un festin aux gens qui l'entouraient: au cas où les autres se seraient rebellés, ses proches n'auraient pas manqué de le défendre .

Il montra la splendide richesse de son royaume et l'éclatante magnificence
de sa grandeur* (Esther 1,4). Ce passage nous apprend, dit rabbi Yossi fils
de rabbi Hanina, qu'Assuérus parut entièrement vêtu des habits sacerdotaux
(les habits d’apparat du grand prêtre au temple de jerusalem).En effet il
est écrit ici *la digne parure de sa grandeur*, et ailleurs nous trouvons *pour
marquer sa dignité et lui servir de parure** *(Exode 28,2)

Les élèves de Rabbi Yohanan ben Zakaï lui dirent : « Maître, donne-nous ta bénédiction. » Il leur dit : « Puisse Sa volonté faire que votre crainte du Ciel soit égale à celle que vous pouvez avoir des êtres humains. » « Seulement égale ?! » S'étonnèrent les élèves. Il leur répondit : « Ce serait déjà beaucoup ! Sachez que lorsqu'un homme commet un crime, il se dit : pourvu que personne ne me voie. Pourtant, Dieu le voit partout !"

Rabbi Yéhouda a dit : Comment savons-nous que la Torah prescrit l'action de grâces après les repas ? Parce qu'on y lit : Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l’Eternel ton Dieu (Deutéronome 8,10). Et comment savons-nous que la bénédiction qu'on dit avant de commencer à étudier vient aussi de la Torah ? Parce qu'il est dit : Quand je proclamerai le nom de l'éternel, rendez gloire à notre Dieu
(Deutéronome 32,3).

On ne doit pas se rendre au cimetière avec les phylactères sur la tête ; on ne doit pas non plus avoir la Torah à la main et la lire en ce lieu. On commettrait alors une transgression : *celui qui se moque du pauvre outrage celui qui l’a fait *
(proverbe 17,5)* *(traité bérakhot 18 a)

Abbayé avait coutume de dire : un homme doit se montrer avisé face à la crainte de Dieu : il répond toujours avec douceur, qu'il sache apaiser la colère, qu'il dise des paroles de paix à ses frères, à ces proches, à tout homme, même au païen qu'il croise dans la rue, afin d'être aimé du ciel, agréable ici-bas et accepté par l'humanité. On racontait à propos de Rabban Yohanan Ben Zakaï que personne ne devançait jamais son salut, pas même les païens dans la rue.

Lorsque Rabbi Éléazar avait achevé ses prières quotidiennes, il disait : Puisse Ta volonté être, Eternel notre Dieu, que dans notre lot soient présents l'amour, la fraternité, la paix et l'amitié ; Puisses Tu multiplier sur notre territoire les disciples des sages, rendre heureux et plein d'espoir notre terme dernier, nous attribuer notre place au jardin d'Éden, nous accorder en ton monde un entourage honnête et de bonnes inclinations ; qu’en nous levant nous trouvions notre coeur disposé à craindre ton nom et que le contentement de nos âmes te soit agréable.

Rabba bar Hinéna l'ancien a dit au nom de Rab : Quiconque, ayant commis une transgression, en a honte, verra le pardon de toutes ses fautes : Afin que tu te souviennes et que tu aies honte, afin que tu n’ouvres plus la bouche et que tu sois confuse, quand je te pardonnerai tout ce que tu as fait, dit le Seigneur, l'Eternel (Ézékiel 16,63)

On ne doit pas prier juché sur une chaise, sur un tabouret, ni sur une hauteur, mais en un lieu bas : il n'y a pas de hauteur qui vaille aux yeux de l'Omniprésent, car il est dit : du fond de l'abîme et invoque, ô Eternel.

Rav Oula a dit : on doit toujours avoir soin de dire la prière de l'après-midi : car c'est dans le moment où elle avait lieu qu’ Elie fut exaucé : Au moment de la présentation de l'offrande (Minha), Elie le prophète s'avança et dit : Eternel, Dieu d'Abraham, d’Isaac et d'Israël, que l'on sache aujourd'hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur et que j'ai fait toutes ces choses par ta parole ! Réponds-moi, Eternel, réponds-moi (Rois I, 18,36)

Rabbi Yohanan et Rabbi Éliezer ont dit tous les deux : aussitôt qu'un homme a besoin de ses semblables, son visage change comme l'aspect d'un Keroum.
Qu'est-ce qu'un Keroum ? Quand rav Dimi vint, il raconta que dans les villes au bord de la mer il existe un oiseau, le Keroum : dès que le soleil darde sur lui ses rayons, son plumage se pare des couleurs les plus changeantes.
Rabbi Ami et rabbi Assi disent tous les deux : cela signifie que celui qui a besoin de l'aide de ses semblables, c'est comme si passaient sur lui deux peines, celle du feu et celle de l'eau, car il est dit tu as fait monter des hommes sur nos têtes ; nous avons passé par le feu et par l'eau (psaume 66,12)


Rabbi Zeira a dit : Auparavant, quand je voyais les rabbins se rendre en courant au sermon, le jour de Chabbat, je pensais qu'ils profanaient le Chabbat. Mais depuis que j'ai entendu dire par Rabbi Tanhoum au nom de rabbi Yochoua ben Lévi qu'on devait toujours courir vers l'étude de la Torah même le shabbat, car On doit suivre l'éternel comme un lion rugissant (Osée 11,10), je me suis mis à me hâter aussi.

Rabbi Helbo a dit au nom de rav Houna : celui qui sort de la synagogue ne doit pas se presser. Selon Abbayé, celui qui entre dans la synagogue, en revanche, accomplit un commandement en se hâtant, car il est dit Hâtons nous de servir l'Eternel (Osée 6,3)

Rabbi Yohanan a dit au nom de rabbi Chimon bar Yohaï : celui qui a une place fixe pour prier verra ses ennemis tomber devant lui, car il est dit : j'ai donné une demeure à mon peuple et je l'ai planté pour qu'il y soit fixé et ne soit plus agité, pour que les méchants ne l’oppriment plus comme auparavant (Samuel II, 7,10)

On nous enseigne qu’Abba Benjamin a dit : les prières des hommes ne sont entendues que si elles sont dites dans une synagogue : Ecoute le chant de louange et la prière (livre des Rois I, 8,28), est-il dit. C'est donc là où l'on chante la louange qu'il convient de prier (traité bérakhot 6a).

Rabin, fils de Rabbi Adda, a dit au nom de Rabbi Isaac : Comment sait-on que le Saint, béni soit-il, est présent dans la synagogue ? Dieu se tient dans l'assemblée de Dieu (psaume 82,1). Et que, lorsque dix hommes prient ensemble, la Chekhina (présence divine) est avec eux ? Dieu se tient dans l'assemblée de Dieu.

Que devons-nous entendre par celui qui honore son Nom ? Selon Rav Achi, cela signifie que, si un homme a l'intention d'accomplir un commandement et qu'il en est empêché, cette intention lui sera comptée par le Saint béni soit-il, comme s'il l'avait réalisée.

Rabbi Yohanan a dit : Quand le Saint béni soit-il entre dans la synagogue et ne trouve pas dix hommes présents, il s'irrite : Je suis venu, pourquoi n'y avait-il personne ? J'ai appelé, pourquoi personne n’a-t-il répondu ? (Isaie 50,2) (Talmud, traité Bérakhot 6b)
Prochaine activité
Pas d'activité
Post-it
Les offices auront lieu dans la grande synagogue
et le Kiddouch de cette semaine est offert par
la famille LOTHAIRE en l’honneur de
la Bar Mitzvah d’Arthur.
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